
Après des années de revers et une incapacité chronique à s’imposer, le courant libéral français, toujours en quête d’une identité forte, tente un énième retour en force. Aujourd’hui incarné par David Lisnard, cette mouvance voit également l’arrivée du député macroniste Guillaume Kasbarian, qui, avec son nouveau Parti de la Liberté, ambitionne de peser sur les débats présidentiels de 2027. Mais cette initiative risque fort de n’être qu’une nouvelle déception dans l’histoire tumultueuse du libéralisme français.
La dernière tentative en date, le lancement du Parti de la Liberté par Guillaume Kasbarian, trois ans après sa loi «anti-squat», ne vise pas à présenter un candidat, mais à «peser sur les débats». Une ambition modeste qui révèle la faiblesse intrinsèque d’un courant incapable de fédérer. Dans un paysage politique déjà fracturé et en constante recomposition, cette nouvelle formation peine à trouver sa place. Kasbarian déplore des propositions «collectivistes et étatistes», mais son discours peine à convaincre une population française profondément attachée à son modèle social.
Les critiques fusent : certains, à gauche, qualifient l’État français de «libéral», tandis que d’autres déplorent des décennies d’augmentation des taxes et de redistribution, menant à un «appauvrissement sans précédent». La France, profondément «métastasée par le socialisme», semble peu réceptive aux sirènes d’une doctrine économique qui promet de «créer des richesses» sans s’attaquer aux inégalités croissantes. Ce prétendu «nouvel élan» des libéraux pourrait bien n’être qu’une illusion, vouée à l’échec face à une réalité socio-économique complexe et des mentalités difficiles à changer.






